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LES CAPRICES DU MOIS DE JANVIER |
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Sur les plans climatique, technique et commercial, le mois de janvier a réservé quel-ques surprises aux opérateurs. Bonnes ou mauvaises, ces surprises sont une nou-velle fois, l'occasion de montrer l'intérêt pour nos professionnels de diversifier leur gamme de produits et de modes d'expédition.
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Le mois de janvier a été caractérisé par des conditions climatiques inhabituelles avec à la fois des températures relati-vement élevées et une période de 3 jours de froid et de fortes pluies. En conséquence, les rendements ont été significa-tivement plus faibles que lors des saisons précédentes à la même période au point que les producteurs se sont même interrogés sur la qualité et les performances des semences. Ces préoccupations assez sérieuses ont même nécessité une visite sur le terrain du responsable du principal fournisseur de semences.
Du fait de la baisse des rendements, les craintes d'une insuffisance au niveau du fret aérien ont été diminuées au mois de janvier. Malgré l'absence de capacités logistiques aériennes, excepté pour les vols cargo Air France qui a augmenté ses capacités au mois de janvier, les opérateurs n'ont pas connu de difficultés majeures d'évacuation de leur production. Cette situation a toutefois vite évolué au mois de février avec une augmentation significative de la production. Le scéna-rio bien connu des autres campagnes s'est alors répété avec engorgement des installations frigorifiques à l'aéroport, des délais plus longs avant expédition et un recours à la chartérisation. Depuis le mois de février, la compagnie Air Fret Sé-négal a déjà effectué des vols pour le compte des deux organisations professionnelles.
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Le principal problème auquel doivent faire face les exportateurs au cours de cette campagne, c'est le coût du transport aérien majoré par les coûts d'assurance imposés sur les compagnies aériennes. En même temps, la présence accrue du Maroc sur les marchés, avec des coûts logistiques nettement inférieurs, a exercé une pression sur les cours surtout sur le marché français mais aussi sur d'autres marchés européens y compris belge et hollandais.
L'ensemble de ces facteurs nous pousse à nous poser des questions sur l'avenir des exportations des produits comme le haricot vert Bobby en conditionnement vrac par voie aérienne à partir du Sénégal étant toutefois entendu que le cré-neau avion existera toujours et sera même porteur pour des produits très périssables et à plus grande valeur ajoutée.
Les expériences d'expéditions tests de produit comme le haricot vert par containers frigorifiques laissent espérer que le Sénégal pourra continuer à occuper, voire augmenter, ses parts sur les marchés d'exportation. Néanmoins, une appro-che prudente et rigoureuse sera de mise, compte tenu du fait que la logistique maritime requiert la maîtrise d'un grand nombre de paramètres techniques incluant des modes de production adaptés, une organisation du travail particulière et spécifique et une gestion du froid rigoureuse.
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