Accueil > Consultez Iflex > Archives
CAMPAGNE 02/03, LA VISION DU PROFESSIONNEL

Fortement apprécié l'année dernière, le PPEA vient de reconduire le suivi des marchés d'exportation du haricot vert en Europe. Couvrant les aspects liés à la concurrence, au cours, à l'appréciation de la qualité, etc., ce suivi a débuté le 23 décembre 2002. Il se prolongera jusqu'en fin mars 2003. A travers sa chronique " Echos des marchés " IFLEX sera un relais au suivi. Toutefois, en ce début de campagne 02/03, il importait de donner la parole à un professionnel et de partager sa vision sur le déroulement des exportations des produits de contre-saison.

Le PPEA se place souvent en observateur privilégié des marchés grâce aux différents suivis qu'il réalise en aval des filières. Derrière les produits en provenance du Sénégal qu'on retrouve dans les rayons des supermarchés européens, il ne faut toutefois pas oublier qu'il y a une profession toute entière qui fait d'importants efforts pour satisfaire ses clients. Faire face à la concurrence, mobiliser les capacités de fret, se conformer aux exigences de qualité sont en effet des défis de chaque jour. Au démarrage de la campagne, le Président de l'Organisation Nationale des Producteurs de Fruits et Légumes du Sénégal (ONAPES), Monsieur Cheikh Ngane, a bien voulu se faire le porte parole de la profession et s'exprimer sur les grandes tendances qui se dessinent.

Selon le Président de l'Organisation Professionnelle, la campagne 2002/2003 démarre relativement fort pour le haricot vert avec un mois de décembre plutôt favorable sur le plan commercial. En ce début de campagne, le Maroc est moins présent sur le marché que l'année passée en raison d'aléats climatiques. Cette situation se traduit par un marché fluide, surtout sur le marché français et pour le haricot vert filet, et par des prix de vente raisonnables. En ce qui concerne le haricot vert Bobby, le principal marché qui est la Hollande est toujours approvisionné par l'Egypte. Le créneau Bobby n'est donc pas encore véritablement ouvert pour le Sénégal. La tomate cerise fait quant à elle un bon démarrage avec des quantités importantes expédiés par bateau. De plus, compte tenu des conditions favorables sur les marchés européens et la disponibilité du fret, des envois pas voie aérienne ont aussi réalisés.

A propos du fret aérien justement, plusieurs facteurs avec un impact positif sur la disponibilité et la compétitivité de l'Origine ont été signalés par Cheikh Ngane. Tout d'abord, l'effet de la concurrence s'est accru avec le retour sur le devant de la scène de certaines campagnies et l'arrivée de nouvelles. En particulier, il a été noté le retour de la Sabena sous la nouvelle appellation SN Brussels Airlines avec une capacité de fret réelle sur ses 6 vols hebdomadaires, la capacité cargo non négligeable offerte par Air Sénégal International et l'arrivée d'une nouvelle compagnie charter cargo sur le marché, la Geogian Cargo Airlines Africa. L'ONAPES a déjà effectué plusieurs expéditions de 50 tonnes avec cette dernière depuis le début de la campagne et compte poursuivre un programme régulier pendant toute sa durée. La compagnie Air France, qui était le leader incontournable depuis la disparition d'Air Afrique, n'a pas offert ses capacités habituelles de fret en décembre 2002. Il faut cependant espérer qu'elle reprendra rapidement sa place de partenaire privilégié des filières fruits et légumes d'exportation. Concernant le fret maritime, l'arrivée de la deuxième escale hebdomadaire des bateaux de la Compagnie Fruitière apparaît comme une opportunité pour la profession. Elle devrait davantage contribuer au développement de ce mode de transport pour les expéditions des fruits et légumes frais du Sénégal.

Compte tenu de ces différentes appréciations, les prévisions de tonnage pour l'ONAPES sont plutôt bonnes. L'Organisation Professionnelle compte atteindre le même volume que l'année passée pour le haricot vert Bobby mais augmenter ses exportations de tomate cerise et de haricot vert Filet. De plus, les membres de l'ONAPES poursuivent leurs efforts de diversification, notamment en collaboration avec le PPEA, avec deux tests de production / expédition de melon au cours de la campagne. Pour terminer, le Président de l'ONAPES a jugé souhaitable que des analyses de résidus de pesticides soient réalisées afin de pouvoir mesurer objectivement la conformité des produits sénégalais aux normes européennes en la matière.

<< Retour
Version imprimable
Consultez Iflex  |  Abonnez-vous  |  Iflex en bref  |  Qui sommes-nous ?  |  Espace membre
Contact  |  Crédit  |  Sites utiles  |  Plan du site  © PPEA - Tous droits réservés