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Comme l’exigent les procédures nationales et celles de la Banque mondiale, la mise en œuvre du PDMAS doit être précédée d’une évaluation d’impact environnemental et social dont le rapport doit être accessible au public au minimum 120 jours avant l’examen du programme par le Conseil d’Administration du partenaire financier. Cette étude vient d’être publiée le 22 juin 2005 lançant de fait le compte à rebours et laissant ainsi envisager la présentation du PDMAS aux instances dirigeantes de la Banque Mondiale en novembre 2005. L’étude d’impact est dotée d’un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) permettant d’évaluer, de façon large et prospective et pour chaque composante du PDMAS, les impacts environnementaux et sociaux des activités futures et de prévoir une grille d’évaluation des projets ainsi que des mesures d’atténuation ou de compensation. Le CGES a une portée nationale, régionale et locale, avec un accent particulier sur les aménagements agricoles, la petite irrigation et les infrastructures d’accompagnement. S’agissant des ressources naturelles, du milieu humain et des activités socioéconomiques, le CGES identifie les potentialités existantes au plan environnemental et social dans les zones éco-géographiques du pays, en termes de ressources en sol, eau, biodiversité, de maladies liées à l’eau, les conditions de vie, etc. Pour souligner les problèmes environnementaux et sociaux potentiels qui pourraient découler du programme PDMAS, le CGES a aussi identifié les impacts positifs et négatifs potentiels des composantes du programme. Il apparaît que toutes les composantes auront des impacts positifs certains sur l’économie nationale. Toutefois, les composantes relatives à l’amélioration des conditions de mise en marché, au développement de l’irrigation privée et au renforcement de la compétitivité des produits agricoles auront certains effets négatifs sur l’environnement pour lesquelles des mesures d’atténuation sont prévues dans le CGES. Le CGES du PDMAS inclut un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), un plan de gestion des pestes et pesticides avec le Référentiel Qualité du PPEA, les normes environnementales en matière d’aménagement hydro-agricole et un cadre de politique de recasement pour éventuellement les personnes à déplacer. Le PGES identifie le cadre d’orientation des interventions futures en termes de priorités nationales en matière de gestion environnementale et sociale, en tenant compte des exigences des politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale notamment l’évaluation environnementale et la réinstallation involontaire. Sur la base des priorités agricoles et suivant les exigences de ces politiques de sauvegarde, le PGES a déterminé les orientations stratégiques pour la gestion environnementale et sociale du PDMAS. Les évaluations environnementales des activités du programme se feront en conformité avec la législation environnementale sénégalaise ainsi qu’avec les directives de la Banque Mondiale applicables en la matière.
Pour mieux optimiser la gestion des aspects environnementaux et sociaux du PDMAS, il a été proposé, dans le PGES, un plan de gestion des pestes et pesticides, une proposition de normes pour la prévention des impacts négatifs sur l’environnement dans la conception, la réalisation et la gestion des périmètres irrigués, un programme de suivi évaluation et des recommandations détaillées concernant les arrangements institutionnels et les ressources additionnelles.
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