Accueil > Consultez Iflex > Archives
PDMAS, un appui ciblé à l’agriculture commerciale

Le PPEA finissant à peine que, fort des leçons apprises, le gouvernement du Sénégal s’est engagé avec l’appui de ses partenaires dans la préparation d’un nouveau programme de plus grande envergure, le Programme de Développement des Marchés Agricoles du Sénégal (PDMAS). La mission première de ce programme soutenu par la Banque Mondiale sera de créer des conditions favorables à l’émergence d’une agriculture moderne et compétitive permettant aux opérateurs économiques et aux petits producteurs de se positionner avantageusement sur les segments de marché à forte valeur ajoutée au niveau local ou à l’export pour des produits agricoles et d’élevage.


Après un long processus d’identification et de conception, les contours du Programme de Développement des Marchés Agricoles du Sénégal (PDMAS) ont été définis au cours de l’atelier de lancement des travaux de préparation qui s’est tenu en février 2004 et a regroupé les différents acteurs institutionnels et privés concernés ainsi que les bailleurs de fonds partenaires (BM, AFD, UE, ACDI). Prévu pour une période minimale de 5 années, le PDMAS exprime l’engagement du Sénégal à stimuler l’investissement dans le secteur agricole à vocation commerciale en favorisant les partenariats public-privé.

Depuis les dernières années, l’agriculture commerciale s’affirme comme un secteur prioritaire au Sénégal. C’est un vecteur avéré de croissance économique et les opportunités commerciales qu’offre cette grappe à haut potentiel sont démontrées (marge de progression à moyen terme, de valeur ajoutée générée, de compétitivité internationale, d’exportations, de création d’emplois et de revenus, etc.). Mais pour exploiter au maximum ce potentiel et permettre au Sénégal de se positionner sur les marchés globalisés aussi bien au niveau national qu’international, l’amélioration de la compétitivité apparaît comme un facteur clé et ceci pour plusieurs raisons. La demande exprimée par des consommateurs urbains locaux et les marchés extérieurs (régionaux et internationaux) est forte pour des produits de qualité, à valeur ajoutée, segmentés, etc. La concurrence est féroce à l’exportation pour les produits maraîchers et fruitiers et au niveau domestique pour les produits locaux (oignon, pomme de terre, poulet, etc.). Les transactions commerciales et logistiques sont complexes à l’import et à l’export et les chaînes agricoles d’approvisionnement (accès aux intrants, production, post-récolte, services spécialisés, expédition, distribution) sont de plus en plus performantes

Tout en s’inscrivant dans la dynamique de croissance observée depuis quelques années au Sénégal, le PDMAS cherche à concilier l’émergence d’une grappe industrielle forte et l’intégration des PME, de petits producteurs et des populations rurales à la dynamique qui leurs permettent d’accéder aux opportunités commerciales sur des marchés à forte valeur ajoutée. C’est ainsi qu’il vise l’amélioration durable des revenus ruraux en augmentant les capacités de production, en diversifiant les zones et les systèmes de production et en valorisant mieux l’offre en produits agricoles et d’élevage. Le PDMAS sera organisé autour de quatre composantes techniques avec des objectifs spécifiques clairement fixés (voir tableau) et d’une composante liée à sa gestion (coordination et suivi). Pour remplir ses objectifs, le PDMAS réalisera des investissements structurants pour la production, les procédés post-récolte et de mise en marchés et mettra en place de programmes pilotes à coûts partagés à fort degré d’innovation. Il cherchera aussi à renforcer les capacités d’organisations de producteurs et autres associations au niveau de la gestion de la qualité. Enfin, il développera de systèmes d’information et de veille visant la facilitation des transactions commerciales.

En poursuivant ses objectifs, le PDMAS s’inscrit dans une stratégie globale nationale et capitalise les différents instruments stratégiques mis en place ces dernières années au Sénégal. Il en est en fait le cadre opérationnel. Avec la multitude de retombées économiques et sociales attendus, il est d’ores et déjà permis d’avancer qu’il jouera pleinement ce rôle et contribuera à la création de richesses en diversifiant, en accroissant et en valorisant mieux l’offre nationale en produits agricoles et d’élevage et en matière d’exportations régionale et internationale de fruits et légumes. Finalement, il permettra de renforcer les compétences sénégalaises en matière de commerce, de logistique et de production horticole consolidant la position du Sénégal et de Dakar comme pôle de développement agro-alimentaire pour son immédiate sous-région, en particulier le Mali et la Mauritanie.

Au stade actuel, le processus de préparation est en cours avec notamment la réalisation d’un grand nombre d’études complémentaires qui permettront non seulement de définir finement les activités à conduire, les résultats attendus et les indicateurs de performances mais aussi le montage institutionnel du programme.

Pour en savoir plus : www.pdmas.org (en ligne prochainement, inscrivez-vous !)

 

Les objectifs spécifiques des composantes techniques du PDMAS

 

 

1. Amélioration des conditions de mises en marché

 

 

Réduire les coûts de transactions et réaliser des gains de compétitivité en remédiant au sous-équipement en infrastructures post-récolte et logistiques et au manque d’informations commerciales et moderniser, en concertation avec les opérateurs privés, les pratiques commerciales sur les marchés d’import substitution (oignon, pomme de terre, banane, riz long), d’élevage (bétail, poulet)

 

 

2. Appui à la compétitivité des filières agricoles

 

 

Accroître la compétitivité et l’offre de produits destinés aux marchés régionaux et internationaux (fruits et légumes, plantes ornementales, plantes médicinales, huiles essentielles, produits transformés) en améliorant les pratiques agricoles, en innovant, en réalisant des infrastructures post-récolte et logistique essentielles à l’essor de la grappe horticole d’exportation, en intégrant d’avantage d’acteurs et de régions et en favorisant l’investissement en partenariat

 

 

3. Promotion et développement de l’irrigation privée

 

 

Diversifier et accroître l’offre de produits en consolidant et en développant la petite irrigation en zones de polyculture (petits périmètres villageois dans le Bassin Arachidier) et en aménageant l’espace irrigué dans la Vallée du Fleuve Sénégal et la zone du lac de Guiers (entreprenariat agricole d’exportation)

 

 

4. Sécurisation foncière et accès au financement

 

 

Créer les conditions d’une mobilité des droits sur le foncier en proposant aux communautés rurales des solutions pratiques visant à réaliser des plans d’occupation et d’affectation des sols, à élaborer un cadastre rural et à tenir un livre d’enregistrement foncier. Assister les opérateurs de l’agrobusiness et les petits producteurs dans l’accès au financement à long terme

 

 

 

 

 

<< Retour
Version imprimable
Consultez Iflex  |  Abonnez-vous  |  Iflex en bref  |  Qui sommes-nous ?  |  Espace membre
Contact  |  Crédit  |  Sites utiles  |  Plan du site  © PPEA - Tous droits réservés