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CONTRÔLES LMR, LES RESULTATS TANT ATTENDUS |
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De sources convergentes, les contrôles de LMR réalisés dans le cadre du programme d'accompagnement à l'amélioration de la qualité intrinsèque des produits d'exportation ont été appréciés. Leur portée sur le terrain est tout aussi appréciable : meilleure connaissance des pratiques agricoles, suivi phytosanitaire et conseil dans l'utilisation des pesticides, sensibilisation accrue des opérateurs, etc. De précieux enseignements sont tirés de ce programme qui, en outre, aura permis à tous les partenaires techniques concernés de collaborer ensemble et de conjuguer leurs efforts pour le respect des exigences réglementaires en matière de LMR.
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Le programme d'accompagnement à l'amélioration de la qualité sanitaire et phytosanitaire des produits horticoles de contre-saison s'est achevé le 31 mars 2003. Parmi les activités conduites dans le cadre de ce programme souhaité par les Organisations Professionnelles (ONAPES et SEPAS) et mené sous l'égide du Secrétariat Exécutif du Comité National de Suivi de la Promotion de la Qualité Intrinsèque des produits d'exportation, les contrôles de Limites Maximales de Résidus de pesticides (LMR) faisaient l'objet, actualité oblige, d'une attention toute particulière.
Du 3 février au 31 mars 2003, soixante et un (61) échantillons de produits (haricot vert / 54 et tomate cerise ou grappe / 7) prélevés dans les stations de conditionnement de onze opérateurs différents ont été analysés par le laboratoire de Chimie Environnementale certifié BPL de la fondation CERES-Locustox. Les contrôles de LMR, réalisés pour les groupes de pesticides appartenant en particulier aux familles des organophosphorés, organochlorés, dithiocarbamates, pyréthrinoïdes de synthèse, ont été ciblés sur la base d'une liste des produits phytosanitaires utilisés et déclarés par les opérateurs participant au programme. Au terme de cette série d'analyses, les résultats sont globalement satisfaisants. Près de 90% des échantillons ont montré des taux de résidus de pesticides inférieurs aux normes européennes ou aux limites de détection fixées tandis que 3% d'entre eux présentaient des taux équivalents aux normes en vigueur notamment pour le carbofuran et l'endosulfan. Il reste que parmi les échantillons de haricot vert prélevés chez 3 des 11 participants, cinq d'entre eux (cinq de trop) ont révélé des dépassements de LMR plus ou moins importants pour une des matières actives déclarées comme étant susceptibles d'être détectées (Carbendazime, Mancozèbe en Manèbe, Manèbe, Deltaméthrine, Cyperméthrine). L'étude des fiches de prélèvement et la conduite d'enquêtes auprès des trois opérateurs, immédiatement alertés de ces dépassements, devront permettre d'en déterminer les causes. Et c'est là où se situe un autre grand intérêt du programme.
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Les analyses réalisées ne se limitent pas seulement à la détermination des teneurs en résidus mais elles ont en même temps permis de renseigner sur les pratiques, parfois inacceptables, des opérateurs et de les conseiller en conséquence. A titre d'exemple, une lecture approfondie des résultats montre que la tralométhrine appliquée sur haricot vert et la bioresméthrine sur tomate cerise ont été utilisées durant cette campagne, or ces deux matières actives seront prochainement retirées du marché (juillet 2003). Il en est de même pour le zinèbe, le bénomyl dont les retraits ont été effectifs en mars 2003 et de l'acéphate (retrait voté en octobre 2002). Ces changements de réglementation devront amener les opérateurs concernés à réviser leurs pratiques. De plus, comme on pouvait s'y attendre, le programme aura permis de confirmer que des matières actives non homologuées au niveau européen ou que des produits commerciaux non référencés dans l'index phytosanitaire Acta sont utilisés par certains. Un autre volet important du programme d'accompagnement concerne le suivi phytosanitaire, réalisé par les inspecteurs de la Direction de la Protection des Végétaux (DPV) appuyés par la Direction de l'Horticulture (DH), le CDH/ISRA et CERES-Locustox, qui aura aussi donné des enseignements majeurs. L'application de traitements préventifs et systématiques même en l'absence de déprédateurs, l'utilisation fréquente des mêmes pesticides avec les risques que cela comporte et le non-respect des délais avant récolte sont autant de comportements fréquemment constatés. En définitive, les inspections de la DPV ont révélé un relatif manque d'informations de certains opérateurs. Le programme de suivi mis en place par le PPEA pour l'implantation des bonnes pratiques agricoles en exploitation prend ici tout son sens en ce qu'il permettra d'alerter, d'informer et de conseiller les opérateurs sur les évolutions de la réglementation des pesticides et les comportements à bannir ou à adopter.
Un autre grand intérêt du programme d'accompagnement conduit est d'avoir permis de dresser pour la première fois une liste exhaustive de tous les pesticides utilisés au Sénégal sur le haricot vert et la tomate de spécialité dans les périmètres de production maîtrisés, ce qui sera très utile pour mener à bien un certain nombre d'activités dans le cadre des actions liées à la réactualisation des fiches techniques du CDH, à l'élaboration de matériel didactique pour l'utilisation des pesticides (poster sur les recommandations en matière de traitements phytosanitaires) mais aussi et surtout pour la réactualisation du projet de décret gouvernemental relatif à la réglementation nationale en matière d'utilisation de pesticides. En outre, cette liste pourra servir de référence pour la requête de tolérance à l'import que le Sénégal doit prochainement introduire auprès de l'Union Européenne.
Au terme du programme, on se réjouira de la performance du laboratoire de CERES-Locustox, qui après s'être procuré les standards nécessaires, a réalisé les analyses dans de brefs délais après réception des échantillons. On notera enfin, la satisfaction des importateurs européens pour ce programme destiné avant tout à les rassurer, et ce fût le cas, sur l'innocuité des produits Origine Sénégal dont l'image de marque sort d'ailleurs renforcée. Pour terminer, il convient de noter que le PPEA organisera un atelier de restitution du programme, animé par CERES-Locustox et le groupe de travail du Secrétariat du Comité National, au bénéfice de tous les opérateurs. Cet atelier sera aussi l'occasion de préparer la campagne mangue au cours de laquelle une quarantaine de contrôles LMR devrait être réalisée.
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